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Michel Dansel

Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 17:12

En cette période électorale, avec des candidats irréprochables sur le plan de la dialectique, moi aussi j’ai l’intention de diffuser une mince partie de mon programme.

Parmi mes points forts il y aura les suivants.


1.- Subventionner les couples, légitimes ou non, qui n’ont pas d’enfants !


2.- Subventionner les personnes âgées de plus de 60 ans qui vivent seules et qui ont un animal de compagnie. Si elles vivent avec un conjoint, on considérera que le conjoint fait office d’animal de compagnie agréé et, de ce fait, aucune subvention ne sera allouée. L’aide médicale gratuite sera accordée aux animaux de compagnie !


3.- On édifiera des maisons de retraite au-dessus des cimetières pour des questions d’accessibilité immédiate !


4.- Les Présidents de la République changeront tous les deux mois, de manière à ce qu’en une année tous les partis, toutes les tendances aient la maîtrise du bateau. Le gouvernail passera donc de main en main tout au long de l’année. Par ailleurs, une année sur deux les premiers ministres auront moins de 10 ans et plus de 80 ans.


5.- Les poètes, déjà porteurs d’une œuvre littéraire éditée, auront, à tour de rôle, une fonction majeure dans les Gouvernements successifs : celle de la maîtrise de l’information.

6.- Seule la publicité pour les œuvres et activités culturelles sera autorisée.


7.- Seules les personnes âgées de plus de 50 ans auront le droit de devenir fonctionnaires.


8.- Les prisons seront converties en maisons de l’initiation à la culture, et les délinquants, pour voir abréger leurs peines, devront s’initier aux arts, à la littérature, aux sciences et aux philosophies de l’avenir.


8.- Dans les quartiers les plus défavorisés seront implantés des champs et des potagers pour la culture maraîchère et les arbres fruitiers. Chaque famille aura droit à plusieurs arbres  fruitiers et à différents plans de légumes et à un lopin de terre pour les plantes et les fleurs.


9.- Chez les fleuristes, les noms de fleurs seront écrits en latin avec une fiche explicative sur les vertus médicinales de chaque fleur.


10.- Les cours dans les écoles primaires seront donnés en français et en russe. Dans les lycées et collèges, ils seront donnés, en plus de ces deux langues, en chinois et en langue indienne. Dans les Universités, outre toutes les langues déjà mentionnées, les cours seront donnés tour à tour en anglais, en allemand,, en italien, en espagnol, en portugais. Les langues scandinaves seront facultatives et permettront, à ceux qui les maîtrisent, d’accéder à des postes de chercheurs, d’astronautes et de prêtres laïcs.


11.- Dans la société que j’imagine, les personnes dormiront par tranches de 4 heures, travailleront par tranches de 4 heures et s’adonneront à des activités de leur choix par tranches de 4 heures. L’activité humaine sera donc permanente 24 heures sur 24.


12.- D’une façon contractuelle on pourra s’unir, pour 1 jour, pour une semaine, pour I mois, pour I an avec une personne de son choix. Cette union sera renouvelable par tacite reconduction.


13.- Le mariage comme le divorce seront abolis. Seul l’Amour sera prioritaire. Il constituera un passeport pour l’Union sur un segment de temps donné et variable, étant entendu que ce passeport sera valable pour un jour comme pour une vie.


14.- On apprendra aux animaux à cohabiter entre eux, ce qui annihilera toutes velléités d’agressivité. Ainsi, dans les rues on pourra croiser des chiens, des chats, des rats, des oiseaux qui ne se chercheront pas vilainement cœur-elle.


Il ne s’agit-là que d’une mince partie de mon programme.


J’espère que nos futurs candi-dadas s’inspireront de ces suggestions, qui constitueraient une avancée spectaculaire dans l’histoire de notre société, pour mieux charpenter leur programme.

 

Copyright réservé – 16 avril 2012 – Michel Dansel

 

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Lundi 2 avril 2012 1 02 /04 /Avr /2012 15:19

Un livre un jour du mercredi 04 Avril 2012

Olivier Barrot reçoitMichel Dansel pour le livre :
Les excentriques

dansel-les-excentriques.jpg Fous ? Marginaux ? Exhibitionnistes ? Mais qui sont donc les excentriques ? Cet ouvrage, original en diable, tente de répondre à cette question en apportant au lecteur de quoi nourrir son imaginaire et se faire sa propre opinion. Il fourmille d'histoires et d'anecdotes baroques, inattendues, invraisemblables, croustillantes sur la face cachée et le jardin secret des grands excentriques, anonymes ou célèbres, d'hier, d'aujourd'hui ou de demain. Il ne prend en compte, le plus souvent, que les excentriques positifs : les créateurs, les inventeurs, les novateurs, les artistes à la démarche émancipatoire, ceux que l'on considère comme des " fous littéraires ", les personnes de progrès à l'esprit bizarroïde, les hallucinés magistraux, qui font connaître à leurs rêves insensés un prolongement dans la réalité, les grands déboîtés de la vie quotidienne qui préfèrent caracoler sur les talus de l'insolite plutôt que d'évoluer sur les chemins de la norme. Écartant généralement les cas relevant de la justice ou de la psychiatrie lourde, Michel Dansel fait la part belle aux intermittents de l'excentricité, ceux qui par un acte, une parole, une posture ont franchi les portes de la bienséance et du convenu pour se poser, l'espace d'un instant, sur un monde autre, différent, incompréhensible, inaccessible au plus grand nombre. Il montre le rôle libérateur et bienfaisant qu'ont pu jouer les excentriques dans l'évolution des choses et la marche en avant de la société. Il nous permet de mieux comprendre qu'un monde privé de ses marginaux bâtisseurs et novateurs serait un monde gravement sinistré. L'insondable complexité psychologique des personnages qui figurent dans ce livre intéressera au premier chef tous ceux qui ont la sagesse et l'humilité de considérer que la différence est un enrichissement plutôt qu'un obstacle.

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Vendredi 2 mars 2012 5 02 /03 /Mars /2012 18:22

1michel-dansel-excentriques.jpg Fous ? Marginaux ? Exhibitionnistes ? Malades mentaux ? Mais qui sont donc les excentriques ? Le présent volume répond à toutes les questions que l'on se pose au sujet de ces créateurs, inventeurs, novateurs, artistes à la démarche émancipatoire, de ceux que l'on considère comme des fous littéraires », de ces autres dont on juge l'esprit bizarroïde, des hallucinés magistraux, qui font connaître à leurs rêves insensés un prolongement dans la réalité, des grands déboîtés de la vie quotidienne, enfin, qui préfèrent caracoler sur les talus de l'insolite plutôt que d'évoluer sur les chemins de la norme.


Fresque fourmillant d'histoires et d'anecdotes baroques, inattendues, invraisemblables, croustillantes sur la face cachée et le jardin secret de certains personnages, anonymes ou célèbres, d'hier, d'aujourd'hui — voire de demain —, cet ouvrage ne s'attarde guère sur les cas qui relèvent de la justice ou de la psychiatrie lourde mais prend plus volontiers en compte les excentriques positifs ». Il n'oublie pas les intermittents de l'excentricité, ceux qui, par un acte, une parole, une posture, ont franchi les portes de la bienséance et du convenu pour se poser l'espace d'un instant dans un monde autre, différent, incompréhensible, inaccessible au plus grand nombre.

 

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Dimanche 9 octobre 2011 7 09 /10 /Oct /2011 18:09

belleville-histoires-souvenirs« J’ai toujours eu une tendresse particulière pour la rue du Pressoir, de vineuse réputation. Et chaque fois que j’y passais, je ne pouvais pas m’empêcher de penser aux moines de Saint-Martin-des-Champs qui possédaient là un pressoir. Et quand j’entrais dans un café pour y lever le verre à la santé de Bacchus, j’avais pleinement conscience que, depuis le Moyen-âge, la relève avait été maintenue. Cette rue a été malheureusement massacrée sans raison autre qu’un objectif spéculatif ».

Ces lignes sont de Michel Dansel, fondateur de l’Académie internationale du Rat, l’un des spécialistes du poète morlaisien Tristan Corbière et explorateur nyctalope de Paris et de ses faubourgs. Nous connaissions ses invitations à consentir au Paris incroyable (Editions Hachette, 1987), à arpenter différemment le Cimetière du Père-Lachaise (Au Père-Lachaise, Editions Fayard, 1973 puis 2007), voici que l’homme aux chaussettes rouges (parfois est-il ainsi surnommé) remonte le pavé des rues (celles de Belleville) et les aiguilles du temps (très haut vers 1940).

Il ne surprendra personne que ce défenseur des muridés féconds émette dans cet ouvrage une théorie sur le rat ayant justifié la destruction de la rue du Pressoir et de ses adjacentes. Michel Dansel les a souvent croisés en « son » Belleville sans que leur présence ne justifie à ses yeux qu’on (les promoteurs) saccage (et le verbe est faible) un faubourg rattaché à Paris en 1860 et où se sont attachés Arméniens rescapés du drame génocidaire et Juifs d’Europe centrale : Polonais, Allemands, Hongrois, Tchécoslovaques, Ukrainiens …  De cette géographie accueillante, sorte d’île propice au sauvetage, Michel Dansel nous parle le cœur battant. Il rappelle que ce quartier (auquel il lie évidemment Ménilmontant) fut de tout temps dédié à la contestation, y compris l’anarchie. Qu’on ne s’étonne pas qu’il ait été pris pour cible par les chirurgiens normatifs !

[...]

Michel Dansel se veut avant tout un piéton nocturne. C’est donc nuitamment qu’il ausculte Belleville sans être jamais tombé dans un piège d’Apaches ou de mauvais garçons. Jamais il ne vit briller une lame de couteau mais tant de pavés reflétant le faisceau pâle des réverbères brillent comme des miroirs. Et l’on voit s’animer rue des Couronnes, rue des Envierges, rue Julien-Lacroix, rue Ramponeau, rue de Belleville, rue des Cascades, sans que leurs façades écaillées ne constituent une menace. Rien n’est susceptible de s’effondrer ici. Tout tient magnifiquement debout dans son palais de mémoire. Et nous sommes empoignés par d’émouvantes réminiscences. Ainsi, dans un chapitre évoquant la Porte des Lilas (car Michel Dansel s’écarte généreusement d’un Belleville que l’on croirait étroit), nous sommes brusquement assaillis d’images en mouvement. C’est le marché aux puces que l’on voit vivre et que l’on avait quelque peu oublié. Je le vois distinctement. Je m’y promène, ma main d’enfant accrochée à celle de mon père. Et ce sont, « à même le bitume », des brimborions qui se mettent à danser, ceux que proposent à la pauvreté de nos bourses,  « marchands de rien », biffins, chiffe-tire vendant « une vieille paire de chaussures éculées, un livre maculé et tout écorné, une ventouse avec encore un morceau de coton à l’intérieur, une assiette ébréchée, un corset élimé (…) yeux de poupée, réveille-matin veufs de leurs aiguilles, insignes oxydés aux couleurs ternies qui dataient de la guerre 14-18, vieux jouets qui avaient dû faire les délices de plusieurs générations de marmots ». Les souvenirs de Michel Dansel se composent d’étranges pépites. Pour nous, flâneurs à rebours, dans le paysage de l’enfance, elles s’assemblent comme un trésor. Nul doute que ce livre, aussi capital que les récits de Clément Lépidis ou un album d’Henri Guérard, constitue une fête, un réconfort et pour tout Bellevillois un événement majeur. Michel Dansel, grand écrivain, est l’ami qu’il convient de saluer.

 

Guy Darol

 

Source : http://www.guydarol.fr/archive/2011/10/06/michel-dansel-se-souvient-de-belleville.html

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Mercredi 31 août 2011 3 31 /08 /Août /2011 14:15

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Belleville, histoires et souvenirs, 1940—1970

 

Avant que les bulldozers ne le transforment au début des années soixante-dix, Belleville était encore ce village dans la Ville, avec ses rues

pentues bordées de façades usées, ses petits métiers, son argot et ses troquets où l'on buvait ferme le ginguet. Une manière de vivre unissait alors les Bellevillois les uns aux autres. Combien de tragédies et de misères recelait le Belleville des années quarante à soixante, mais combien de joies simples et sincères il donnait aussi à sa population amalgamée !

Écrivain et poète de Paris, Michel Dansel a reçu l'empreinte du village. Son évocation des lieux et des figures inoubliables de sa jeunesse ressuscite l'âme populaire du Belleville qu'il a aimé.

 

MICHEL DANSEL est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la capitale, notamment sur des quartiers Belleville et Ménilmontant dans lesquels il a vécu. Lauréat du prix du Quai des Orfèvres, il a consacré une thèse, à la Sorbonne, à Tristan Corbière et a écrit différentes études sur des poètes de la modernité.

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